La Guerre de la Force

Plusieurs factions s'affrontent pour la défense de leur cause.
 
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 Quartier mal famé de Correl

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Akarias Von Dorten
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MessageSujet: Quartier mal famé de Correl   Jeu 28 Sep - 1:26

C'est ici que se trouve les bas fonds de la ville. C'est le lieu de rassemblement des hors la loi et autres fugitifes. Amis nobles, tennez-vous sur vos gardes (ou à vos gardes Wink )
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Akarias Von Dorten
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MessageSujet: Re: Quartier mal famé de Correl   Jeu 28 Sep - 1:40

AVD0016

Les larmes d'un homme

[Astroport > Correl]

Citation :
Correl, la capitale de Corellia est une ville pleine de contradiction. C’est à la fois une ville accueillante de part les centaines de milliers de marchant qu’elle recèle mais c’est aussi un vrai bourbier dans le quel on a vite fait de s’attirer les ennuis les plus tragiques. Riche de part sa biodiversité, Correl n’en est pas moins le repère d’un nombre incalculable de gangsters et autres hors la loi. Se fondant dans la masse il était assez difficile de les repérer sauf pour un œil avisé. Et c’était le cas d’Akarias qui arrivait la plus part du temps à faire la différence entre un espion à la solde d’un gang et un marchant de la ville haute perdu.

Lui et Nirioñ avait marché d’un pas rapide vers les quartiers mal famé, le lieu rêvé pour un rendez-vous entre contrebandiers qui ne veulent pas attirer l’attention. Il était entré dans la taverne de Tom Tinburton, un ancien hors la loi qui s’était « reconverti » dans les affaires bien que tout le monde sache qu’il continuait à verser son écot à la maison de Jabba.

Nirioñ avait envoyé des message a tous les anciens compagnon d’Akarias encore en vie et libre. Il avait utilisé l’ancien code de cryptage de sorte qu’ils sachent tous qu’il ne s’agissait pas d’un rendez-vous de courtoisie. C’était donc cinq messages qui étaient partis avec la date du rendez-vous et le lieu. Maintenant qu’Akarias et Nirioñ y étaient, ils ne leur restaient plus qu’à attendre.

Ils attendirent toute la journée, passant le temps en jouant aux dés. Et lorsque le soir arriva, le contrebandier senti la pression le gagner. Il s’efforça de garder son calme mais il le savait, il allait revoir des personnes qu’il n’avait pas vues depuis un an et qu’il avait quittées dans des circonstances pour le moins douteuses.

C’était à lui de lancer les dés, Nirioñ venait de parier.


- Alors, qu’est ce que…

Nirioñ s’arrêta net, le regard fixé vers l’entré de la cantina. Akarias ne bougea pas.

- Ils sont là, fit le sullustain.
- Tous ?
- Oui, tous les cinq. Je savais qu’ils répondraient à mon invitation.
- Ouais… sauf qu’ils ne savent pas que je suis là.

Le sullustain fit un signe de la main mais se rembrunit.

- Si… Maintenant ils savent que tu es là…

Les cinq nouveaux venus s’approchèrent de la table.

- Tiens tiens… regardez moi qui est là, commença un humain au teint mat. Ne serait-ce pas notre bon ami Akarias von Dorten, par hasard ?

Pour toute réponse une créature encapuchonnée cracha par terre.

- Laisse moi lui régler son cas Jixx, lâcha-t-elle dans un basic graveleux.
- Allons, allons Groakh ne lui sautons pas dessus immédiatement, répondit Jixx avec ironie. Peut-être que notre ami mécano a une explication à nous donner, hein Nirioñ ?

Le sullustain observa Jixx avec froideur.

- Après tout ce temps c’est comme ça que tu m’accueilles Jixx ? lui lança-t-il.
- Oh mais c’est qu’il est toujours aussi rebelle…
- Assez ! coupa la voix forte d’un autre homme.

Celui-là mesurait prêt de deux mètre et portait une barbe hirsute cachant presque l’intégralité de sa bouche. Il devait avoir pas moi de 45 ans mais sa coupe à la brosse le rajeunissait quelque peu. Il avait une longue cicatrice qui lui barrait l’œil gauche.

- Alors Nirioñ, reprit-il, pourquoi tu nous as fait venir ici ? Et pourquoi était-il là, fit-il en montrant Akarias.
- Si vous vous asseyez, je pourrais peut-être vous expliquer ma présence, répondit Akarias.

L’homme observa le zabrak avec un rictus aux lèvres. Il s’apprêta à dire quelques choses lorsqu’une femme lui posa la main sur l’épaule. Elle était assez grande pour une humaine, dépassant le mètre quatre vingt. Elle portait une tenue assez sombre mais moulante mettant ses formes gracieuses en valeur. Elle déposa un léger baiser sur la joue poilu de l’homme.

- Laissons le parler mon chéri, lui souffla-t-elle. Il mérite bien qu’on lui laisse sa chance non ?

L’homme l’observa un court instant avec des étoiles dans les yeux.

- Tu as gagné Akarias, je suis prêt à t’écouter.
- Et les autres ? demanda-t-il.

Jixx se posa lourdement sur la banquette en poussant Nirioñ.

- Allé, fit-il à l’intention du contrebandier, crache le morceau, on est tout ouï.

L’homme est la femme s’asseyèrent aussi tandis que Groakh et une twi’lek s’assirent en face de lui. La twi’lek ne levait pas les yeux, évitant le regard d’Akarias. Groakh quand à lui avait gardé sa capuche.

- Tout d’abord, je vous remercie d’être venu…
- Laisse tomber les politesses, Akarias ! hurla l’homme en frappant du poing sur la table.
- Hurley ! rétorqua le femme.
- Hmmm… Ouais d’accord, Shanees…
- Nous avons répondu à notre ancien compagnon, dit-elle en réponse au contrebandier.
- Et bien merci, fit-il.
- Dis toi bien que si on avait sut que c’était toi qui était derrière cette réunion, nous ne serions pas venu, souffla Groakh.

Akarias se tut quelques secondes. Ca se présentait plutôt mal et il s’était préparé à tout sauf à ça. Il souffla et releva la tête vers Hurley.

- Je suis désolé pour ce qui est arrivé…
- C’est tout ! hurla Jixx. Tu es désolé ! Birk et Farnil sont mort à cause de toi !
- Nirioñ m’a expliqué ce qui s’était passé, lâcha Akarias démunit. Et je suis malheureux de na pas les voir ici.
- Mais pourquoi ! lança Jixx. Pourquoi tu nous as abandonné, pourquoi tu m’as abandonné !

Akarias resta silencieux. Il observait le jeune homme de seize ans qui était passé de l’ironie à la colère noire et qui semblait maintenant emplis d’une tristesse profonde.

- On était une équipe Akarias… Une vraie équipe…

Le sullustain posa sa main sur l’épaule de Jixx qui le rejeta violemment.

- Laisse moi Niri ! Je ne suis plus un gamin ! Je n’ai plus besoin d’être chaperonné.
- Pardonne moi Jixx, fit Alarias. Je n’ai pas pu faire autrement.
- Mais pourquoi ! Qu’est ce qui s’est passé ! Pourquoi tu as fuit comme ça ! On t’a même cru mort !

Akarias observa les six anciens compagnons qui se trouvaient autour de lui. Les souvenirs d’une époque heureuse affluaient dans son esprit. C’était il y a un peu plus d’un an.

- J’ai…

Le zabrak avait la gorge nouée par l’émotion.

- Je n’ai pas pu faire autrement. Je venais de perdre l’Iron Fire lorsqu’une bagarre à explosé… En moins de temps qu’il ne m’en a fallu pour comprendre ce qu’il se passait, j’avais tué le bras droit de Frisk Gohal.
- Mais tu aurais dû revenir Akarias ! lança Hurley, nous t’aurions aidé.

Le contrebandier posa son regard sur la Twi’lek.

- Non Hurley… je ne pouvais pas prendre le risque de les conduire à vous et de vous faire tuer… Vous n’étiez pas responsable de mon erreur.

Hurley suivit le regard d’Akarias.

- Nous avons tout autant souffert de ta perte gamin, et certain plus que d’autre dit-il en regardant la Twi’lek.
- Nous avons été torturé Akarias, cracha Groakh.

Une main sortait de la cape de Groakh. Une main couleur doré qui s’assombrie imperceptiblement à la réplique de celui-ci.

- Imagines-tu zabrak, la honte qui m’a été affligé à ce moment là ?
- Je suis confus Groakh… Je ne pensais pas qu’ils vous attraperaient…
- Et à quoi pensais-tu idiot, lui lança Shanees, qu’ils nous laisseraient tranquille ? Qu’ils se contenteraient de te poursuivre tout en nous laissant libre de nos mouvements ? Nous étions compagnons Akarias ! Compagnons !
- Je sais Shanees. J’ai fais une erreur et je le regrette. Mais ce qui est fait est fait, je ne pourrais jamais revenir dessus.
- Je vous avez dit qu’il l’avait fait sous la contrainte, dit Nirioñ en s’adressant aux autres. Il était jeune !
- Et il est toujours jeune, rétorqua Hurley.
- C’est vrai Hurley, je suis toujours jeune… Mais je souhaite me rattraper, vous prouver une nouvelle fois ma valeur.
- Tu es bien présomptueux Akarias, lui dit Shanees. Qu’est ce qui te fait croire que tu as encore de la valeur ?

Akarias ne répondit pas. Il était à cour d’argument. Il était évident qu’il avait perdu la confiance de ses compagnons et qu’il ne pourrait jamais ressentir la douleur qu’ils avaient vécue lorsqu’il les avait quitté. Il avait passé l’avoir fait pour leur bien mais il s’était trompé.

- Il y a un vaisseau qui est en attente ici même à Correl. Un YV-260, comme l’Iron Fire.
- Me se n’est pas l’Iron Fire ! objecta Jixx.
- Je sais, mais il pourrait devenir l’Iron Fire II. Le vaisseau de notre renaissance.
- Tu es vraiment incroyable Akarias, siffla Hurley. Tu penses vraiment que nous allons revenir, reformer une équipe comme si de rien n’était ?
- Un instant, le l’ai cru, oui.

Le silence lourd et pesant retomba sur la table.

- Et toi tu le suis Nirioñ…
- Oui Hurley, je le suis. Il m’a sortit de Bilbringi… Il nous a tous sortit de Bilbringi.
- Nous n’aurions pas été torturé à Bilbringi ! lacha Groakh.
- Tu parles ! répondit Nirioñ. Tu étais l’homme de main d’un gars qui n’avait aucun respect pour les non-humain ! Il t’aurait tué à la première occasion que tu lui aurais offerte.

Le silence revint.

- Tu n’aurais pas dû faire ça Akarias…

Tous les regard se tournèrent vers la Twi’lek qui venait de parler.

- Non, tu n’aurais pas dû…

Une larme roula sur sa joue, venant s’écraser sur la surface lisse de la table. Elle passa sa main sur ses yeux et releva la tête, fixant les yeux sombres du contrebandier. Plus personne ne bougeait, dans l’expectative. Même Jixx qui avait la bougeotte s’était immobilisé.

- Niila, je…
- Non Akarias, tu n’as rien fais. Sais-tu combien de fois j’ai pensé à toi ? Combien de fois j’ai rêvé de toi, avant de penser que tu étais mort… Oublié quelques part… loin des personnes qui tenaient à toi…

Elle bloqua un hoquet.
- Pas une visite, pas un appel, même pas un mot pour donner de tes nouvelles et nous dire que tu étais en vie… Nous te pensions mort Akarias.

Elle essuya prestement de nouvelles larmes. Akarias était sans voix, contemplant sa beauté et ne pouvant s’empêcher de voir sa douleur. Elle détourna son regard et se leva pour partir. Akarias bondit de la banquette et lui attrapa le poigné. La twi’lek bleu azur lui arrivait aux épaules. Elle s’arrêta et, ne relevant pas la tête, ajouta :

- Je t’ai déjà perdu une fois Akarias, je ne permettrais pas que ça se reproduise… Adieu.

Les larmes montaient aux yeux du zabrak. Lui qui savait faire preuve d’intuition, d’intelligence et de sentiment, il était incapable de dire quoi que se soit, cloué par l’émotion ou par le chagrin qui l’emplissait. Il relâcha l’étreinte sur le poigné Niila qui partit d’un pas léger, la tête basse. Le contrebandier se retourna vers la table.

- Elle a raison Akarias, lui dit Shanees. Nous avons beaucoup souffert et elle plus que nous tous.
- Désolé Akarias, lança Hurley. Je compatie à ta peine actuelle mais il semblerais que ta chance soit passé.

Akarias ouvrit la bouche mais rien n’en sortit. Il baissa la tête, ses épaules tombèrent. Sa posture habituellement si grande et si imposante n’était plus qu’un amas de muscles sans tendons pour leur donner forme. Trouble, il voyait trouble. Etait-ce un malaise ? Non, il tenait debout, mais… Il avait du coton dans les jambes, une douleur au fond de la gorge puis un vertige. Du coin de l’œil il vit ses anciens amis se lever et partir. Hurley lui posa la main sur l’épaule.

- Tu sais Akarias, lui souffla-t-il, elle t’a toujours aimé et elle t’aime encore. Mais je ne veux plus qu’elle souffre.

Il n’avait entendu que cette voix qui semblait lointaine. Il n’entendait plus les son de la cantina. Lorsqu’il releva la tête, Nirioñ qui était resté vit qu’il pleurait…

[Cantina > Quartier mal famé > Correl]

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Akarias Von Dorten
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MessageSujet: Re: Quartier mal famé de Correl   Jeu 28 Sep - 14:45

AVD0017

Dure nuit

[Cantina > Quartier mal famé > Correl]

Citation :
Ils étaient restés dans la cantina plus d’une heure. Le silence régnait à la table des deux compagnons. Akarias était perdu dans ses pensées tendis que Nirioñ ne savaient que dire pour détendre la situation. Ils avaient bien bu lorsqu’un droide arriva pour débarrasser la vingtaine de verres traînant sur la table.

- Alors, tenta Nirioñ. On fait quoi maintenant ?
- Que veux-tu qu’on fasse Niri… On va aller sur Tatooïne seuls.

Le sullustain hésita un moment.

- C’est du suicide Akarias…
- Peut-être mais c’est comme ça… J’ai dis que j’acceptais la mission, je l’assume. A sept ou tout seul, j’irai botter le cul aux kidnappeurs de gentils espions républicains.

Akarias avait le regard glauque et il bafouillait un peu.

- Tu es saoul Akarias, remarqua Nirioñ.
- Je dirais même plus, je suis bourré…

La scène était à la limite du comique tout en frisant avec le tragique.

- Je pense que tu devrais aller dormir un peu l’ami.
- Je n’ai pas sommeil, rétorqua le contrebandier. J’ai juste envie de boire…
- Tu as assez bu pour ce soir. Allé, lève toi, je t’emmène à ta chambre.

Nirioñ se leva et attrapa Akarias sous l’épaule. Puis, après quelques minutes de difficile marche, le sullustain allongeait Akarias sur une couchette. A peine avait-il eu la tête sur l’oreiller que le zabrak était tombé dans un profond sommeil.

- Dors bien Akarias, ajouta Nirioñ en éteignant les lumières. Tu as pris un sacré choc se soir.

Toute la nuit, Akarias fit des cauchemar, voyant ses compagnons se faire torturer par les sbires de Frisk Gohal. Et indubitablement, il se voyait, lui, a côté du bourreau, donnant des ordres pour la torture de ses compagnons jusqu’au moment ou il attrapait lui-même les outils pour s’occuper de Niila.

Il se réveilla en sursaut, suant à grosses gouttes, empestant l’alcool. Il se hissa péniblement jusqu’au robinet, attrapa un verre et ouvrit l’arrivé d’eau. Il n’en sortit rien. Akarias tapota sur le robinet mais rien n’y faisait. Il l’ouvrit à fond et frappa un grand coup, un bruit lointain lui répondit, tendis qu’un liquide commençait à couler. Un liquide rouge, visqueux à l’odeur forte. Il se répandait sur ses mains recouvrant sa peau puis, comme mue par une force obscure, le liquide remonta le long de son bras, atteignant l’épaule puis le coup. Akarias paniquait. Il se voyait dans la glace, son visage était blême, le sang lui recouvrait le menton, les joues… Son visage se décomposait, se putréfiait, le sang lui entrait par la bouche, par les narines, y déposant un goût de mort atroce… Il ne pouvait plus respirer, il s’étouffait… De l’air ! De l’air ! Il vit ses yeux se recouvrir du sang et tout devint rouge, un rouge sombre, froid, mordant. Il chuta se fracassant violement la tête sur le sol. Et dans le lointain résonnait une vois, une voix de femme…


« Tu nous as tué Akarias, tu nous as tué… »
*Non ! Non c’est faux !*
- Non ! Non !!!!!!!
- Akarias ! Akarias ! Eh !!!!

Le zabrak prit une grande bouffé d’air. Nirioñ était penchait sur lui. Il observa autour de lui, il était dans la chambre, par terre, à côté du lavabo. Il avait chaud et sentait qu’il avait sué.

- Ca va ? lui demanda Nirioñ ?
- Ce… Je… Oui, oui… Je… Je crois…
- Tu as fait un cauchemar, tout l’étage à dû t’entendre.

Akarias observait Nirioñ en se demandant qu’elle atrocité allait encore lui tomber dessus mais rien n’arriva. Il se releva péniblement, il était engourdi. Par la fenêtre, les lueurs de l’aube commençaient à poindre. Nirioñ remplit un verre d’eau au robinet et le tendit au zabrak.

- Tiens, bois, ça te ferra du bien.

Akarias bu le verre d’une traite. Il commençait à émerger de sa nuit mouvementée.

- Dépêches-toi, lui dit le sullustain. Le rendez-vous avec le contact républicain est dans une heure.
- Oui, oui, d’accord… Je me dépêche.

Nirioñ quitta la chambre du zabrak. Akarias, prit appui sur le rebord du lavabo et se fixa devant la glace. Il passa plusieurs minutes sans bouger avant d’ouvrir le robinet et de s’éclabousser le visage avec force et conviction. Il prit ensuite une rapide douche et, récupérant son matériel, quitta la chambre pour rejoindre son rendez-vous.

Mais au fond de la gorge, un goût étrange persistait malgré lui.

[Hangar > Quartier mal famé > Correl]

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Akarias Von Dorten
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MessageSujet: Re: Quartier mal famé de Correl   Dim 1 Oct - 1:55

AVD0018

Un YV-260

[Cantina > Quartier mal famé > Correl]

Citation :
Akarias et Nirioñ avaient quitté leur chambre et étaient partis de bonne heure pour ne pas rater leur contact. Ils savaient tous les deux qu’il ne serait pas facile de piloter le YV-260 seul, mais que c’était possible.

Ils cherchaient depuis plusieurs minutes le hangar où ils avaient rendez-vous.


- C’est incroyable, hurla Nirioñ. Cet hangar n’existe tout bonnement pas !
- Ne soit pas si défaitiste Nirioñ, lui répondit Akarias. Nous avons déjà connu pire.
- Ah ouais ? Tu es sûr ? Je n’ai pas souvenir d’avoir été embauché par la république pour aller fourrer mon nez dans les affaires Tatooïnenne et seul, qui plus est. Tu te souviens de ça toi ?
- Non effectivement, mais ça ne veux pas dire que c’est dramatique pour autant.

Le sullustain se contenta de secouer fermement la tête en signe de protestation mais ne dit rien. Et puis, Akarias ne lui avait pas tout dit. Il avait une sensation étrange depuis qu’ils avaient quitté la cantina. La sensation d’être observé, épié, suivit. Il avait eu beau regarder par dessus son épaule, il n’avait pas réussit à confirmer ses crainte, ni n’avait rien vu de louche. Nirioñ ne semblaient rien avoir remarqué.

Ca faisait quatre fois qu’ils repassaient dans la même ruelle lorsque le Zabrak remarqua quelque chose.


- Eh, Nirioñ ! Par ici.

Le sullustain le rejoignit.

- Qu’y a-t-il ? lui demanda-t-il.
- Regarde un peu cette porte de maison, répondit Akarias.
- Ben quoi ?
- Il y a de la lumière qui passe par-dessous…
- Et alors ? La pièce est sans doute éclairée.
- Non, regarde bien… La luminosité est trop puissante pour une simple lampe…

Nirioñ s’approcha de la porte et y colla sa grande oreille.

- Je n’entends rien de spécial, fit-il.

Akarias passa la main dans sa poche et se saisi de son blaster. Il le sortit de son étui et le porta au grand jour. Il s’approcha de la porte et fit signe à son compagnon d’ouvrir la porte.
Elle était sécurisée par une fonction sans poignée. Il fallait un pass pour l’ouvrir mais Nirioñ pirata le terminal de la porte et celle-ci céda en trente secondes.


- C’est bien Nirioñ, lui dit Akarias, tu n’as pas perdu la main.
- Comment crois-tu que je me fournis en matériel sur Coruscant ? lui répondit-il avec un large sourire. En allant faire de simple course ?

Akarias passa la porte. Ils avaient trouvé. Devant eux se dressé la carlingue luisante et métallique d’un vaisseau de transport quasi neuf. Fabriqué dans les chantier spatiaux de la Corellian Engineering Corporation, il n’était pas difficile de trouver l’endroit ou Arkanius avait été chercher le vaisseau.
Le zabrak baissa sa garde. Il n’y avait personne et ça, ça n’était pas normal. Les deux compagnons firent le tour du vaisseau. Il était verrouillé et aucun code d’accès ou aucune clef n’était visible. Une mauvaise pensée traversa l’esprit du contrebandier…


*Arkanius m’aurait-il trahit ?*

Akarias renfloua rapidement cette idée, se rappelant du sérieux et de la droiture de l’homme qu’il avait rencontré.

- C’est un piège ou quoi Akarias ? demanda Nirioñ.
- Non, ce n’est pas un piège répondit la voix d’un homme sortant de l’ombre.

Apparemment, l’homme avait toujours été là et il portait une ceinture de dissimulation.

- Je suis Magon Orn et, pardonnez-moi pour l’attente, mais je voulais m’assurer que vous étiez bien celui que j’attendais.
- Il semblerait bien que sois le cas, monsieur, lui répondit Akarias.
- Je ne sais pas pour quelles raison vous récupérez ce vaisseau et je ne veux pas le savoir. Les ordres sont les ordres.
- Il est prêt ? questionna Nirioñ.
- Oui, tout y est. Nous y avons installé un dispositif très performant de brouillage radar et une liste de code identifiant qui devraient vous permettre de pouvoir passer n’importe quel contrôle. A la différence de votre ancien vaisseau, l’armement quand à lui n’a pas été modifié en conséquence de quoi il se limite aux options de base : deux canons blaster et 4 canons à ions. Il y a à bord trois modules de courses ainsi qu’une cargaison d’épice de 55Kg cachée dans le container secret de la soute nord. Le code du container est R2C3DO.
- Très bien. Je vois que tout est prêt alors.
- Juste une chose. Nous avons aussi prit la peine de placer dans l’ordinateur de bord, toute une série d’encryptage et de code d’urgence. Ils vous permettront d’entrer en contact avec la République et le Général Arkanius en cas de besoins.
- C’était inutile. Il n’y aura pas de « cas de besoins »…

Akarias se retourna vers Nirioñ.

- Bien allons-y, lança-t-il.
- Un instant Akarias von Dorten, l’interrompit Magon Orn.
- Qui a-t-il ?
- Où est votre équipage ?
- Il n’y en a pas, nous ne somme que tous les deux…

Le contact républicain observa longuement Akarias.

- Et qu’avez-vous fait depuis que vous êtes à Correl pour vous attirer les foudres d’un assassin ?

Akarias bondit sur place.
- Pardon ?
- Vous êtes suivit depuis ce matin…
- Comment le savez-vous ? demanda le Zabrak.
- Parce que je suis plus discret que lui…
- Et vous savez ou il est ?
- Il est ici, derrière la pille de caisson là-bas, montra Magon.

Akarias se saisi de son blaster et le pointa vers les caissons.

- Sortez de là, vous êtes repéré !

Après un court instant, une silhouette se dessina. Un humanoïde encapuchonné d’environ 1m90 sortit de se planque. Les yeux d’Akarias s’écarquillèrent.

- Gro… Groakh ! Qu’est ce que tu fait là ! demanda subitement Nirioñ.
- Tu es venu pour te venger ? l’interrogea Akarias.
- Non, répondit la créature de sa voix graveleuse.
- Alors que veux-tu ?

Un humain fit son apparition à l’entré du hangar. C’était Hurley. Il était suivit de Shanees et de Jixx.

- Il avait pour mission de te trouver Akarias, fit Hurley.
- Mais… Mais pourquoi ?

Akarias était visiblement troublé par la présence de ces anciens camarades. C’est à ce moment là que Niila arriva. Elle se détacha du groupe et s’approcha du contrebandier. Elle s’arrêta à quelques pas de lui. Elle avait les yeux au sol. Un long silence s’en suivit.

- Ce qu’elle veut te dire, fit Jixx sans attendre qu’elle dise quoi que ce soit, c’est que nous avons décidé de venir avec toi.

Akarias lança un regard interrogatif au jeune homme de 16 ans.

- Mais…
- Il n’y a pas de mais, dit Hurley. Dans le fond, sans nous tu ne fais que des conneries… Alors on va te chaperonner.

Akarias était béa devant la situation. Il ne réalisait pas vraiment. Les compagnons se regroupèrent et Magon lança un petit boîtier à Hurley.

- Mais attention à toi Akarias, fit Hurley. Encore un faux pas de ta part, et je parcourrai toute la galaxie pour te tailler en pièce !

Hurley manipula le boîtier et la soute arrière du vaisseau s’ouvrit. Lui, Shanees, Jixx, Nirioñ et Groakh montèrent à bord. Akarias n’avait pas bougeait, toujours sous le coup de la surprise. Devant lui, Niila se tenait immobile, la tête basse. Akarias voulu dire à Magon qu’il pouvait disposer mais celui-ci avait disparu.
Il s’approcha de la Twi’lek et lui attrapa tendrement le menton. Il lui redressa la tête et plongea son regard dans le sien.

- Pourquoi Niila ? Pourquoi as-tu changé d’avis ?
- Parce que…

Elle hésitait puis, voyant les yeux brillant du zabrak, elle céda et sauta dans ses bras, le serrant le plus fort possible.

- Je te l’ai dit Akarias… Parce que je t’ai déjà perdu une fois et que je ne veux pas te perdre à nouveau…

Akarias était sous le coup. Il sentait la chaleur du corps de Niila contre le sien. Elle tremblait sous l’émotion mais elle s’accrochait à lui comme elle ne l’avait jamais fait. Elle releva le visage, faisant une tête de moins que le zabrak et observa le visage de son aimé.

- Je… commença-t-elle.
- chuuuutttt, lui fit-il en lui posant le doigt sur la bouche.

Ce jour là, devant L’Iron Fire II, devant ce qu’était sa nouvelle vie, devant ses amis réunit dans le vaisseau, devant un avenir incertain, Akarias aimait de tout son cœur, de toute son âme, d’un amour qu’il avait pensé perdu à tout jamais.

Ce jour là, il l’embrassa comme jamais il ne l’avait fait avant.

[Astroport > Mos Espa > Tatooïne]

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MessageSujet: Re: Quartier mal famé de Correl   Lun 2 Oct - 17:01

AVD0019

En route pour Tatooïne

[Hangar > Quartier mal famé > Correl]

Citation :
Les sept compagnons étaient à bord. L’YV-260 avait été chargé par les soins du général Arkanius et Shanees avait fait le tour des installations pour s’assurer que rien ne manquait. Nirioñ quant à lui avait inspecté la coque à l’aide d’un radar sonique pour s’assurer qu’aucun mouchard ni aucune balise non officielle ne se trouvait sur le vaisseau et donc que personne ne pourrait en trouver et faire un lien avec la république.
Il était primordial pour l’Iron Fire II qu’il devienne très rapidement un vrai vaisseau de contrebandier, sinon la nouvelle équipe à son bord risquait de gros ennuis.

Hurley et Akarias, aidé des autres membres avait rapidement aménagé l’intérieur du vaisseau, profitant des parois coulissante et de la très grande convertibilité de l’espace intérieur du vaisseau, pour mettre en place un intérieur digne de ce nom. Un bureau avait été créé ainsi qu’une salle de réunion et de détente. Il t avait aussi six cabines dont une inoccupée pour parer à toute éventualité.

Une fois ceci fait, Akarias avait réunit son équipage pour leur expliquer la mission.


- C’est une blague, hurla Hurley.
- J’ai bien peur que non, répondit Nirioñ. Il s’obstine à me raconter la même histoire depuis plusieurs jours.
- Il n’est même pas question de tergiverser les amis, expliqua Akarias. Si nous avons ce vaisseau, c’est grâce et pour cette mission.
- Mais Tatooïne, Akarias… souffla Niila.
- Arrêtez de me faire rire, leur lança-t-il. Depuis quand des contrebandiers ont-ils peur d’aller sur Tatooïne ?
- Eh bien, en temps normal, je n’y verrais aucune objection, répondit Hurley. Mais là, en plus du blocus imposé par Jolnar de Mu, j’ai comme l’impression que nous allons devoir nous mêler de choses qui ne nous regarde pas Akarias.
- Elles nous regardent puisque nous sommes payer pour ça… rétorqua le Zabrak.

Hurley se prit la tête entre les mains.

- Tu as conscience du danger que cette mission représente Akarias ? questionna Shanees.
- Pourquoi crois-tu que le général ait choisi de m’envoyer moi plutôt qu’un autre, Shanees… Bien sûr que j’en ai conscience.
- Oh, allez les gars… fit Jixx. Akarias nous a déjà conduit dans pire bourbier que ça. Vous ne vous souvenez pas de ce blocus sur Nal Hutta ?
- Et bien justement, répondit Hurley, j’aimerais mieux éviter… Il m’a fallu toute ma concentration et trois jours de repos pour sortir L’Iron Fire de là…
- Tout le monde sait que tu es un excellent pilote Hurley, ajouta Akarias.
- Ben justement, j’ai beau être excellent, j’ai peur que ça ne suffise pas pour éviter les centaines de chasseurs de primes que Jolnar nous flanquera au cul si nous nous melons de ses affaires…
- Mais rien ne nous dit, que cette histoire concerne Jolnar, fit Akarias.
- C’est vrai, dit Jixx sur un ton ironique. Ca pourrait être en rapport avec les Hutt !
- Raaaaaa ! beugla Hurley. Comme si c’était mieux.
- Vois le bon côté des chose l’ami, fit Akarias, c’est pas toi qui voulais savoir ce que ce coucou avait dans le ventre ?
- Oui ben… Le plus tard possible.

La discussion se poursuivit plusieurs minutes avant qu’Akarias arrive à les convaincre. Bien que peu motivé par la mission, l’équipage était à nouveau soudé autour d’un événement commun et c’était le plus important.

Hurley se mit aux commandes avec Akarias comme copilote. Les autres compagnons avaient des taches bien précises. Nirioñ devait s’occuper de bidouiller des comlinks cryptés, Jixx était penché sur les codes d’identifications et essayer de complexifier le cryptage du vaisseau. Groahk s’occupait de ce qu’il savait faire le mieux, graisser et nettoyer ses armes de tueur, quant à Shanees et Niila, elle s’affairait à l’étude des cartes, et aux diverses recherches pouvant concerner leur mission.

Hurley lança un regard à Akarias. Le contrebandier savait ce qu’il attendait. Akarias se pencha sur les commandes et enclencha l’allumage. Il était de coutume que le capitaine d’un vaisseau soit le premier à le mettre en marche lors de son acquisition. Hurley prit le relais et décolla. Le vrombissement léger du vaisseau était agréable aux oreilles du Zabrak. Hurley l’observa et lui sourit.


- C’est agréable d’entendre à nouveau se bruit n’est ce pas Akarias ?
- Oui, très agréable.

Le contrebandier avait le regard perdu dans le vide, il caressait machinalement les commandes, comme pour s’en imprégner.

- J’attends ce jour depuis plus d’un an, souffla-t-il.

L’Iron Fire II se souleva lentement du sol. Hurley actionna la commende des freins d’atterrissage qui se rétractèrent dans l’instant. Tournant le volant à droite, le vaisseau pivota, positionnant sa proue vers la sortie du hangar. Hurley attrapa la manette des gaz et la baissa lentement. Les moteurs du vaisseau vrombir, prenant de la puissance à chaque dixième de seconde, explosant dans un tonnerre de puissance, propulsant le vaisseau vers l’horizon et l’espace. Dix minutes plus tard, le vecteur d’hyperspace calculé par l’ordinateur de bord, Akarias baissait la commande d’hyper propulsion, transformant les étoiles en quantités de traits lumineux. Il leur faudrait 5 jours pour rallier Tatooïne…

[Espace de Tatooïne > Tatooïne]

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